Aujourd’hui, c’est mon anniversaire de doctorat : le 3 décembre 2014, je soutenais ma thèse. Onze ans déjà.
Cinq ans de recherches et de rédaction
J’ai fait les recherches et rédigé ma thèse de 2009 à 2014, soit pendant 5 ans.
La première année, je ne m’y suis pas trop consacrée : je travaillais à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). Ma thèse étant non financée, ces mois à l’INPI, en plus d’être une expérience professionnelle très intéressante, m’ont permis de mettre de l’argent de côté pour les années suivantes.
Le quotidien d’une doctorante
Le doctorat consiste en des recherches, la rédaction d’un tapuscrit et une soutenance, mais ce qui est le moins connu, c’est qu’il faut aussi valider des formations doctorales. Je posais donc mes congés pour pouvoir y assister.
Les années suivantes, j’étais un petit rat de bibliothèque pour effectuer les recherches, puis une femme vissée à sa chaise de bureau pendant la rédaction. J’ai mis un point final à une thèse de 808 pages sur le sujet « Protection et valorisation des recettes et créations culinaires ».
Une thèse devenue proposition de loi
Le 3 décembre 2014, je soutenais ma thèse et accédais au grade de docteure en droit, avec la mention très honorable et les félicitations du jury à l’unanimité.
Aujourd’hui, ma thèse ne prend pas la poussière sur une étagère de bibliothèque : elle est devenue une proposition de loi, et elle me sert dans ma vie professionnelle pour accompagner les professionnels de la food.
Anecdote : ma grand-mère pensait que j’avais abandonné le droit pour la médecine, puisque j’étais devenue docteure.
Si cette thèse et ces onze années d’expérience en propriété intellectuelle peuvent éclairer votre projet, j’en serais ravie.
Onze années de propriété intellectuelle, ça se raconte aussi autrement.
