Catégorie : Coulisses

  • Coulisses — la seule vidéo de moi en train de plaider

    On ne peut pas filmer une vraie audience : le secret des débats l’interdit. Cette vidéo est donc la seule qui existe de moi en train de plaider, et elle vient d’un procès fictif.

    Le 13 mai 2026, à l’occasion de la Journée européenne du doctorat organisée par l’Université Paris-Sorbonne, j’ai participé à un procès fictif. Mon rôle : défendre une position qui n’était pas la mienne, contre la valeur du doctorat, moi qui suis moi-même docteure en droit et convaincue de son intérêt.

    Argumenter avec sincérité, même sur une position qui n’est pas la mienne

    L’angle que j’ai choisi ne relevait pas d’un exercice de pure rhétorique : je me suis appuyée sur des faiblesses réelles et vérifiables du doctorat, du factuel, pas des arguments inventés pour la forme. C’est ma façon de plaider : même quand la position n’est pas la mienne, je l’argumente avec la même exigence que si elle l’était.

    C’est exactement ce que je fais pour un dossier : choisir le bon angle sur une question, souvent large, posée au juge, et le défendre avec rigueur, en m’appuyant sur des éléments réels, en conseil comme en contentieux.

    Vous pouvez voir cet exercice ici : ma plaidoirie fictive, sur YouTube ↗

    Envie de savoir comment je travaille au quotidien, au-delà de la robe ?

  • Coulisses — mon anniversaire de doctorat, 11 ans déjà

    Aujourd’hui, c’est mon anniversaire de doctorat : le 3 décembre 2014, je soutenais ma thèse. Onze ans déjà.

    Cinq ans de recherches et de rédaction

    J’ai fait les recherches et rédigé ma thèse de 2009 à 2014, soit pendant 5 ans.

    La première année, je ne m’y suis pas trop consacrée : je travaillais à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). Ma thèse étant non financée, ces mois à l’INPI, en plus d’être une expérience professionnelle très intéressante, m’ont permis de mettre de l’argent de côté pour les années suivantes.

    Le quotidien d’une doctorante

    Le doctorat consiste en des recherches, la rédaction d’un tapuscrit et une soutenance, mais ce qui est le moins connu, c’est qu’il faut aussi valider des formations doctorales. Je posais donc mes congés pour pouvoir y assister.

    Les années suivantes, j’étais un petit rat de bibliothèque pour effectuer les recherches, puis une femme vissée à sa chaise de bureau pendant la rédaction. J’ai mis un point final à une thèse de 808 pages sur le sujet « Protection et valorisation des recettes et créations culinaires ».

    Une thèse devenue proposition de loi

    Le 3 décembre 2014, je soutenais ma thèse et accédais au grade de docteure en droit, avec la mention très honorable et les félicitations du jury à l’unanimité.

    Aujourd’hui, ma thèse ne prend pas la poussière sur une étagère de bibliothèque : elle est devenue une proposition de loi, et elle me sert dans ma vie professionnelle pour accompagner les professionnels de la food.

    Anecdote : ma grand-mère pensait que j’avais abandonné le droit pour la médecine, puisque j’étais devenue docteure.

    Si cette thèse et ces onze années d’expérience en propriété intellectuelle peuvent éclairer votre projet, j’en serais ravie.

    Onze années de propriété intellectuelle, ça se raconte aussi autrement.

  • Coulisses — je suis dans une bande dessinée

    Une bande dessinée d’enquête consacrée à la gastronomie m’a interviewée sur la protection des recettes. Voici le contexte.

    La revue

    Il s’agit d’une revue intitulée « La Revue dessinée ». C’est une revue d’informations présentant des enquêtes et des chroniques sous forme de bandes dessinées. Elle est trimestrielle, fait environ 200 pages, et il est possible de se la procurer en librairie ou sur abonnement. Toutes sortes de sujets y sont traités : la politique, l’économie, l’écologie, la culture, les actualités.

    L’enquête : « Roulés dans la farine »

    La bande dessinée dans laquelle j’apparais a pour thème la gastronomie, sous le titre « Roulés dans la farine ». C’est une exploration de la protection des recettes traditionnelles. Le sujet est bien traité et aborde la tartiflette de Marc Veyrat, les secrets de fabrication, la copie de recette, le coulant au chocolat de Michel Bras, Escoffier, les Meilleurs Ouvriers de France, le rougail saucisse sur lequel travaille Bruno du Boisguéheneuc, le Berthoud, les confréries, le bœuf bourguignon, etc.

    Le journaliste et l’illustrateur

    C’est le journaliste indépendant Martin Fort qui a mené l’enquête. Il m’a interviewée : nous avons parlé de ma position sur la protection des recettes de cuisine, tant nouvelles que traditionnelles, de ma thèse, de ma proposition de loi portée par la sénatrice Alexandra Borchio Fontimp, et de mon association Toqualoi.

    L’illustrateur est Fabrice Erre. Je ne m’attendais pas à être représentée dans cette bande dessinée.

    Je vous invite à vous procurer cette revue et à la lire : aller en profondeur sur un sujet et le présenter sous forme dessinée est une très bonne idée.

    Cette parenthèse dans une bande dessinée n’est qu’un aperçu de mon parcours.

  • Coulisses — qui je suis, et ce que je fais vraiment

    Quelle impolie je suis ! Je me rends compte que je ne me suis jamais vraiment présentée. Je suis passée d’étudiante à avocate, et voici qui je suis aujourd’hui.

    Où je suis, et ce que je fais pour vous

    Mon cabinet est basé à Lyon, mais j’exerce dans toute la France. Je travaille exclusivement le droit de la propriété intellectuelle (droits d’auteur, marques, dessins et modèles, brevets), le droit à l’image et les contrats.

    • Conseil : je vous accompagne dans vos démarches de protection de droits d’auteur, de dépôts de marques, dans la rédaction de vos contrats, etc.
    • Précontentieux : je vous accompagne pour des réclamations, des mises en demeure.
    • Contentieux judiciaire : je vous représente devant le Tribunal judiciaire ou le Tribunal de commerce pour des actions en contrefaçon, en concurrence déloyale, en parasitisme, en inexécution de contrat, etc.

    Ma formation et mon expérience

    Major de promotion d’un Master 2 Droit de la propriété intellectuelle, titulaire d’un doctorat en droit avec les félicitations à l’unanimité, j’ai ensuite obtenu le Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat avant de prêter serment et devenir avocate.

    J’évolue depuis 15 ans dans le monde de la propriété intellectuelle : avant de revêtir la robe d’avocate, j’ai travaillé au sein du service Propriété Intellectuelle d’une grande société dans le Nord, de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) et d’un cabinet de Conseils en Propriété Industrielle (CPI) à Lyon.

    Ma façon d’exercer, et mes activités parallèles

    J’exerce avec pédagogie. J’aime expliquer en mots simples et vulgariser le droit pour qu’il ne soit plus votre ennemi ou votre hantise, mais votre allié.

    Je donne des formations de droits d’auteur dans des écoles privées, j’interviens lors de conférences et je publie des articles. J’ai rédigé une proposition de loi pour la protection des recettes régionales françaises et des créations culinaires, qui a été déposée, et j’ai fondé l’association Toqualoi pour soutenir sa mise à l’ordre du jour au Sénat.

    J’espère pouvoir vous accompagner bientôt pour votre projet.

    Pour la présentation complète de mon cabinet et de mon activité, direction la page dédiée.